La leucémie frappe à la porte de Mai deux fois plutôt qu’une. La première fois, c’est lors d’une prise de sang de routine au cours de sa deuxième grossesse. Son monde s’écroule. Non seulement doit-elle mettre fin à sa grossesse brutalement, elle doit aussi se soumettre à des traitements de chimio agressifs, et entrer dans une période d’isolement de plus d’un mois, pendant laquelle elle n’a pas le droit de voir sa fille de trois ans. Mais Mai étant Mai, elle remporte cette première ronde comme la ninja qu’elle est.

Moins de 10 mois plus tard, la leucémie réapparaît. Cette fois-ci, la chimio ne suffit pas : Mai a besoin d’une greffe de cellules souches pour s’en sortir.

Mai apprend alors que les patients non caucasiens (d’origine africaine, asiatique, hispanique, sud-asiatique, etc.) et métissés ont beaucoup plus de mal à trouver des donneurs que les Blancs. Pourquoi? Parce que toutes ces communautés sont sous-représentées dans le registre mondial des 33 millions de donneurs de cellules souches (World Marrow Donor Association). Autrement dit, les malades qui ne sont pas blancs ont moins de chances de survie.

Mai se jure de s’attaquer à cet alarmant problème si elle s’en sort. C’était hors de question pour elle d’accepter que des gens meurent parce qu’ils ont la peau et les cheveux plus foncés. Elle reçoit enfin une greffe de cellules provenant d’un cordon ombilical en octobre 2014 et entre en rémission. Plus forte que jamais, Mai est prête à convaincre les foncés, les métissés et ceux aux yeux bridés de devenir donneur.