À CANCER ÉGAL,
COMBAT ÉGAL

Mon histoire

Tout a commencé en 2015, j’ai commencé à maigrir, mais je ne m’en faisais pas trop puisque je travaillais énormément. Ensuite, des bleus sur les mains. Je ne m’en faisais pas trop non plus. Je m’étais peut-être cognée en travaillant. Et quelques jours plus tard, j’éprouvais des difficultés à avaler, manger et même parler. J’étais blême, essoufflée, épuisée. Je commencais à m’inquiéter et j’ai décidé d’aller à l’hôpital.
 
”C’est peut être un gros virus qui a affaiblit ton corps, ou ça peut être une leucémie.”
Moi et mon père, pas trop connaisseurs dans le sujet: ”C’est quoi ça, une leucémie?”
L’infirmière nous dit: ”C’est un cancer.”
 
”Mademoiselle Rosalie, nous avons reçu les tests de la ponction, et c’est ce qu’on pensait,  c’est une leucémie.” Mon monde s’est écroulé. Mais j’étais prête, peu importe ce qui allait m’arriver, j’étais prête. Alors, le médecin me parle de traitements.
 
”On commence ça demain matin, sans tarder. Avec cette leucémie, la chimio marche parfois. Et lorsqu’on juge qu’elle n’est pas assez efficace, on fait une greffe de cellules souches au patient. Il y a une banque de 22 millions de donneurs à travers le monde. Donc si jamais on en arrive là, on va chercher. Le seul problème qui pourrait nous mettre des bâtons dans les roues, ce serait que tu aies des origines autochtones.”
 
Mon père, ma soeur et moi se regardons et on dit: ” Heum…. c’est parce que j’en suis une.”
Le visage du médecin voulait tout dire. ”On va avoir de la difficulté dans ce cas, on va chercher sans tarder”.
 
Ma soeur, en apprenant la nouvelle, a lancé un appel sur Facebook disant aux gens autochtones de s’inscrire au registre de donneurs de cellules souches. BOUM! L’histoire s’est rendue aux médias, l’appel avait été entendu. Deux entrevues à la télévision pour parler un peu de mon histoire et en une semaine, plus de 1000 personnes autochtones se sont inscrites au registre. L’histoire a fait un gros ”buzz” chez les peuples autochtones. Mais malheureusement, parmi tous ces gens, personne n’était compatible avec moi. Alors, les médecins ont décidé de se tourner vers le sang de cordon ombilical.
 
Cela fait maintenant 3 ans que je suis en rémission de mon cancer. 3 ans déjà qu’on m’a donné le plus beau cadeau du monde: les cellules souches du cordon ombilical. Cette maman est extraordinaire. Je remercie les médecins, qui m’ont sauvé la vie, aux Infirmières/Infirmiers, qui se sont occupés de moi.
 
Merci à mes parents qui ont passé jour et nuit à mes côtés: à me faire rire et me faire changer les idées, me parler normalement et non seulement comme une personne malade.

Merci à ma soeur, qui grâce à elle plus de 1000 personnes se sont inscrites au registre de cellules souches en plus d’être là pour moi et mes parents. Merci à mes amies, mes vraies amies. Ma famille a également organisé le Défi Têtes Rasées pour amasser des fonds. Grâce à vous, je suis encore ici.

Mises à jour

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Illustration du profil de Rosalie Lirette-Gilbert
Date de naissance

janvier 21, 1996

Origine ethnique Pourquoi est-ce important?

À cause de l’ADN.
Les meilleurs donneurs sont habituellement ceux qui partagent le même patrimoine génétique que le patient. C’est la seule situation dans le monde où on peut dire que la race importe vraiment.

Autochtone

Pays

Canada

Status

Survivant

Diagnosis date

il y a 4 ans et 3 mois

Date de greffe

2016-11-16

Maladie

Leukemia

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